• Après notre rapide départ de Ferrol en empruntant le pont menant à Fene. De là, nous avons marché deux ou trois heures selon ma propre estimation jusqu'au moment où le soleil se soit couché.

    A cet instant, observez donc la carte de notre dernière étape :

    Les derniers pas vers le rêve

    Pas à pas, nous retrouvons la campagne et la sérénité. Cela se prolonge jusque Cabanas qui porte le nom d'une rivière que nous apercevons avant de connaitre la ville.

    Les derniers pas vers le rêve

    Là, nous avons emprunté ce pont pour accéder à l'autre rive et poser pied dans la ville de Pontedeume.

    Les derniers pas vers le rêve

    Pratiquement à la sortie de cette ville, nous repartons dans la nature et découvrons cette magnifique cascade.

    Les derniers pas vers le rêve

    Brusquement, au milieu de nos belles découvertes, le crépuscule est apparu et nous avons dressé le camp. Pour une fois, nous avons trainé au matin et sommes partis deux ou trois heures après l'aube. Nous avons cependant gagné Betanzos, le dernier arrêt avant notre prochaine étape. Je désirais cette pause pour m'imprégner lentement des exploits accomplis pour venir jusque là, pour me tenir à la porte de mon rêve.

    Les derniers pas vers le rêve

    Maria et moi avons visité la ville, main dans la main. Cependant, au moment de faire les courses, ma compagne me demande de la laisser seule pour aller à l'église. J'accepte et m'occupe du ravitaillement avant de m'installer, contemplatif, au port devant les montagnes.

    Les derniers pas vers le rêve

    Qu'est-ce que j'ai pensé à ce moment-là ? Je me souviens plus. Je crois que j'étais en transe, perdu dans mon bonheur d'être sur le point de réaliser le défi que je m'étais mis en tête. En y repensant, je ressens à nouveau cette fierté m'envahir. J'ai parcouru tout ce chemin depuis la Normandie, affronté toutes ces épreuves, pour me tenir sur la dernière route du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. C'est vraiment un sentiment intense et indescriptible.

    Après une nuit durant laquelle j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir au contraire de Maria qui a sombré dans le sommeil après une seule parade amoureuse. J'étais dévoré par la nervosité mais aussi par l'impatience. Se tenir à la porte de son rêve est une sensation incroyable puissante.

    Au lendemain, sous les rires moqueurs Maria, je m'éveille vers huit heures et nous prenons la route. La campagne revient. Des forêts, la plupart du temps, mais aussi de hauts plateaux.

    Pendant quelques temps, nous voyageons au côté de la Rio Tambre :

    Les derniers pas vers le rêve

    Nous avons aussi croisé un peu plus tard un charmant pont :

    Les derniers pas vers le rêve

    Au détour d'un chemin, nous avons également aperçu de véritables pèlerins en route pour la même destination que la notre. Nous ne les approchons pas et empruntons une toute autre voie pour ne pas les croiser.

    Les derniers pas vers le rêve

    De temps en temps, nous apercevons aussi des tombes de pèlerins qui ne sont jamais arrivés à destinations. Certaines s'effondrent. Chaque fois, Maria s'arrête pour prier et redresser la croix de celles qui sont tombées.

    Finalement alors que le soleil est couché depuis deux longues heures, de douces lueurs attirent notre attention. Nous levons la tête : Saint-Jacques de Compostelle se trouve devant nous, en bas de la colline sur laquelle nous sommes perchés, nous tendant les bras.

    Le rêve est terminé.

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis. ~~

     


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  • Si vous regardez attentivement la région espagnole de la Galice sur une carte, vous remarquerez que cette étape n'a aucun sens dans ce désir qui est le mien de se rendre jusqu'à Saint-Jean de Compostelle. J'en ai bien conscience.

    Mais vous savez quoi ? La logique et et le raisonnement, parfois, que tous deux  peuvent aller trouver refuge avec les couilles du Pape ! Partir en voyage, c'est aussi prendre des risques, aller à l'aventure et explorer tout ce que notre curiosité nous pousse à voir. Et la mienne, depuis que j'ai su que Ferrol est le lieu où a été à la fois construit l'Invincible Armada et d'où elle partait, honnêtement, je ne pouvais passer à côté d'un tel site. Je souhaitais m'y rendre ! De toute mon âme !

    Notre chemin se déroule par la voie terrestre. Nous nous avançons en pleine campagne, entre forêts, prairies et vallées. Selon al carte, nous aurions dû passer près du village de A Madalena mais nous marchions sur les petits sentiers de randonnée et l'avons raté tout en ayant sans doute passé tout près.

    Détour par Ferrol

    Après toutes ces pérégrinations, nous arrivons à une ville plutôt importante. Elle se nomme Barrieros. Elle n'est pas très grande mais semble être agréable. Nous ne faisons toutefois qu'y passer.

    Détour par Ferrol

    Par la suite, nous retournons dans en pleine campagne. Depuis une des nombreuses collines gravies, sans que je ne puisse l'identifier, je prends ce cliché :

    Détour par Ferrol

    Pour terminer la journée, nous avons escaladé une montagne d'où nous avons aperçu un grand lac :

    Détour par Ferrol

    D'un pas, nous avons décidé de suivre sa direction et ainsi décidé de descendre.

    Détour par Ferrol

    Finalement, nous sommes arrivés au pied pour faire peu à peu le tour de ce beau lac.

    Détour par Ferrol

    Après l'avoir longtemps parcouru, nous nous sommes sur l'une de ses berges pour y dresser notre campement. Au lendemain matin, dès les premières de l'aube, nous repartons. Très vite, nous atteignons le petite village de Récemel que nous dépassons aussitôt. Peu après, nos regards découvrent cette forêt :

    Détour par Ferrol

    A partir de ce tronçon de la route, nous progressons plus lentement, obligés de travers un champ de pierres glissant. Il serait très gênant de se fouler une cheville ou de se casser une jambe ! Quelle triste fin pour un voyage épique !

    Au sortir triomphant de cette épreuve, nous finissons par retrouver assez vite la civilisation. Le littoral revient, accompagné par de grosses villes qui pullulent en masse de touristes. Nous en traversons plusieurs sans jamais nous arrêter. La dernière avant d'atteindre notre étape est Naron.

    Voici un des plus beaux paysages admirés là-bas :

    Détour par Ferrol

    Et finalement, nous arrivons à Ferrol dans les débuts de l'après-midi. Un site grandiose dont je tire grand plaisir à la visiter. Contemplez donc !

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Néanmoins, malgré ma passion et mon enthousiasme, j'ai fini par prendre conscience que Maria ne s'amusait pas du tout. En m'ouvrant à elle, ma compagne a fini par m'avouer se sentir mal ici et appris que cette ville est celle où le général Franco est né et a passé les vingt premières années de sa vie. Je l'ignorais alors. Pour elle se trouver sur ce qu'elle désignait les terres du Franquisme était un crime grave, se sentant traîtresse à sa propre nation.

    En y réfléchissant à tête reposée, je comprends beaucoup mieux sa réaction qu'à l'époque. Franco a peu à peu cédé le pouvoir au futur roi Juan Carlos au début des années soixante-dix. Avant cela, depuis 1936, son régime a débuté dans la guerre civile. Le nom de Guernica vous évoque très certainement quelque chose ? Quarante ans.... Ce n'est qu'une goutte d'eau pour le peuple. Il ne peut pas encore oublier les douleurs du passé. Je comprends vraiment mieux ce malaise que Maria a pu ressentir même si je n'ai aucune équivalence avec moi-même.

    Néanmoins, pour l'apaiser, je lui ait assuré que nous pouvions déjà repartir, que j'avais déjà bien assez vu de la ville et que mon seul plaisir est de le partager avec elle. Maria m'a souri et nous avons quitté la ville. Notre direction ? La dernière étape : Saint-Jacques de Compostelle !

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis. ~~


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  • Dès les premières lueurs de l'aube, nous reprenons la route, déterminés à atteindre vite Ribadéo.

    Avant toute chose, que diriez-vous de jeter un œil à la  carte de cette longue étape ?

    Action à Ribadéo

    Progressant le long de la mer à une allure très rapide, nous atteignons Castropol alors qu'il n'est pas encore tout à fait neuf heures. Sa vision émergeant de al brume matinale est absolument sublime !

    Action à Ribadéo

    Assez vite, nous traversons la ville et arrivons au fleuve, qui se nomme Eo, marquant la séparation entre les régions des Asturies et de la Galice. Que faisons-nous ? Je pense que la réponse est des plus évidentes : nous cherchons un pont !

    Action à Ribadéo

    Voici celui que nous avons trouvé ! Nous étions encore loin ! Mais tant mieux ! Le cliché n'en demeure que plus magnifique !

     

    Action à Ribadéo

    Impatients, nous franchissons au plus vite le pont et découvrons avec émerveillement Ribadéo.

    Action à Ribadéo

    L'architecture des bâtiments me rappelle beaucoup l'art arabe ce qui n'est pas très étonnant puisque l'Espagne fut sous domination musulmane plusieurs siècles avant que ses souverains, grâce à al volonté d'Isabelle la Catholique, ne se décident à la reconquérir.

    La matinée n'étant pas encore écoulée, Maria et moi avons décidé de prendre tout notre temps pour visiter la ville avant même de faire nos courses. D'abord, notre exploration commença par le port :

    Action à Ribadéo

    Néanmoins, le site le plus remarquable est incontestablement la plage des Cathédrales. Ais-je réellement besoin de vous en expliquer la signification de ce nom ?

    Action à Ribadéo

    La voici pour le moment à marée basse, soit quand nous étions en train de l'explorer dans ses moindres recoins :

    Action à Ribadéo

    Et la voici à marée haute :

    Action à Ribadéo

    Après tous ces éblouissements, il commençait à être tard et j'ai rappelé à Maria nos obligations. Nous nous sommes rendus dans un coin tranquille où j'ai réfléchi à l'itinéraire de notre prochaine étape pendant que ma compagne dressait la liste de ce qui nous manquait.

    Lorsque je suis sorti de mes réflexions, Maria et moi nous sommes disputés. Je soutenais que nous devions jeter les bouteilles d'eau qui devenaient trop vieilles, à force d'être sans cesse remplies, et que celles-ci nous rendraient malades. Elle refusait de me croire et s'obstinait à vouloir avoir raison. Son attitude puérile m'agaçait et je suis parti faire les courses en emportant l'argent et insistant pour y aller seul.

    Honnêtement, quand je songe à cette scène, je ne sais qui avait raison ou tort. Néanmoins, je n'arrive pas à condamner mon attitude. J'agissais avec raison. Maria avec son impulsivité. Or, pour survivre, tu as besoin d'écouter ce qui est le meilleur pour toi, pas seulement ton instinct. Alors, je crois que j'ai eu raison.

    En tous les cas, cette dispute m'a permis de prendre conscience que Maria et moi n'étions pas compatibles. Nous nous entendions pendant ce voyage car tout ne reposait que sur l'imprévisibilité mais dans une relation sur du long terme, je comprenais, le cœur lourd, que nous allions un jour ou l'autre nous séparer.

    Tout en méditant à ces tristes réflexions, je cherchais une épicerie. J'ai fini par en trouver mais j'ai également surpris de stupides galopins qui s'amusaient à voler des fruits sur l'étal installé devant le magasin en profitant des faiblesses physiques d'un employé souffrant de problèmes de dos qui l'empêchent de courir. C'est plus que visible à sa démarche.

    Déterminé à donner une bonne leçon à ces sacripants, j'observe à distance où file le gamin que j'ai pu apercevoir. Il se faufile entre les jambes des passants et rentre dans une ruelle. Je m'approche à pas de loups et profite que l'un d'eux sort pour barrer toute retraite aux autres. Ils sont deux. Je les attrape chacun d'une main pour les apporter avec triomphe au patron de l'épicerie pour les jeter à ses pieds.

    Cependant, la réaction de l'épicier m'a profondément choqué et énervé. Qu'il soit en colère après ces larcins répétés, surtout que ces trois-là s'y amusaient depuis le début des vacances, je le comprends. Mais rien n'excuse cette claque qu'il a donné à l'un d'eux. Rien ! Absolument rien ! J'ai déjà expliqué mon point de vue avec Evan mais je le redis ici : on n'éduque pas un enfant par la violence en lui apprenant par le dialogue les erreurs qu'il a pu commettre.

    Contrairement à mes habitudes, je ne suis pas intervenu. On ne négocie pas avec un taureau en colère. J'ai préféré me retirer et faire mes courses. A mon retour, au passage en caisse, l'épicier me reconnait et veut me remercier de mon intervention en m'offrant mes achats pour la somme de... zéro euros ! Vous voyez ? La générosité appelle à la générosité même si la récompense ne doit pas être la carotte que l'on recherche pour avancer sur le chemin du Bien. Non ! Nos actions doivent uniquement être guidées par notre conscience.

    Avant de quitter l'épicerie, je me suis tourné vers les garçons qui attendaient, d'un air piteux, leurs parents pour leur prononcer cette petite maxime de mon crû :

    "Soyez honnêtes et les gens seront bons avec vous. Soyez de mauvais garçons, ils vous détesteront."

    Je pense, en toute sincérité, que cette phrase associée au geste de l'épicier aura certainement davantage raison dans l'esprit de ces jeunes êtres que la violence d'une correction aussi absurde qu'inique. J'espère qu'à présent ces enfants marchent sur un meilleur chemin.

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~


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    Au terme d'une nuit passée avec le bruit des vagues pour berceuse, nous levons le camp peu dans la première heure de l'aube. Assez vite, nous avons atteint la ville de Luarca qui commençait à se réveiller.

    A la découverte de Ribadéo

    En continuant notre progression, nous avons ensuite découvert la ville de Puerto de Verga.

    A la découverte de Ribadéo

    Néanmoins, ces beaux sites n'ont pas su nous retenir bien longtemps. La route continue ! Encore et toujours ! Nous devons malheureusement quitter à nouveau le paysage maritime pour reprendre la voie terrestre. Que voulez-vous ? Le chemin le plus court est aussi le plus rapide. Ah ah !

    Lorsqu'un clocher annonce l'heure du déjeuner, nous pénétrons au sein de Navia. Il s'agit d'une commune dispersée dans la nature et ne donne pas l'impression d'être en ville.

    A la découverte de Ribadéo

    Nous avons gagné ensuite le fleuve, qui porte le même nom que la ville, pour le longer jusqu'à trouver un pont afin d’accéder à l'autre rive. Voici ce que nous avons su dénicher :

    A la découverte de Ribadéo

    Après cette traversée, nous avons poursuivi notre chemin, le cap dirigé pour retourner vers la mer. Nous l'avons retrouvé avec plaisir en apercevant au loin un phare se dressant fièrement à l’horizon.

    A la découverte de Ribadéo

    En courant vers la pointe pour mieux contempler le point de vue superbe, nous rencontrons un vieil homme qui engage la conversation avec beaucoup de gentillesse. Il nous apprend que derrière nous se dresse le village de Vivendaz et que lui se rend souvent ici pour admirer le paysage afin de trouver l'inspiration pour ses tableaux. Il insiste pour nous montrer ses quelques esquisses qui sont superbes. Son trait diffère cependant de celui de ma mère. Contrairement à elle qui dessine de manière très fine, comme si le crayon n'appuyait pas, cet artiste aime marquer ses formes.

    Après une discussion aussi intéressante, nous nous séparons et reprenons la route quelque temps mais le soleil commence déjà à se coucher. Contrairement à mes prévisions, nous n'avons pas encore atteint Ribadéo. Mais ce n'est que partie remise ! Demain, nous y serons !

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~


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  • Au petit matin, peu après les premières lueurs de l'aube, nous reprenons la route. Très vite, nous arrivons à la mer. Ah ! Je ne me lasserai jamais de cette vision ! La mer, elle est certainement inscrite dans mon ADN.

    Dans mon esprit, j'aime entendre en même temps que la contemple cette chanson de Charles Trenet : la Mer.

    Ah ! Que j'aime ce chanteur et ses textes ! Enfin, je pense qu'il y a un petit fond de chauvinisme dans mon choix. Mais que voulez-vous ? Je suis fier d'être français et j'adore ma patrie et la langue maternelle qu'elle m'a offerte. Mais mon cher Midi reste mon premier amour, en particulier ma chère ville de Cannes quoique j'ai pu y vivre.

    Une belle journée au bord de mer

    Ce lieu que nous découvrons en premier, c'est la Playa de Aguilar. Le site est sublime ! Vraiment, mer, je t'aime !

    Alors que nous poursuivons notre route, nos pas s'arrêtent devant la minuscule commune de la Ataleya. Pourtant... Quelle ville ! Admirez ce château ! Nous nous sommes attardés à le visiter. Je ne pouvais passer mon chemin ! Mon sang en bouillait dans mes veines !

    Une belle journée au bord de mer

    Après une visite aussi enrichissante qu'émouvante, nous sommes repartis pour continuer notre agréable promenade au bord de l'eau. Nous voilà arrivés à la Playa de Silencio ! 

    Une belle journée au bord de mer

    Malgré notre volonté de profiter d'un cadre où tout n'aspire qu'à l'apaisement, il nous faut repartir. Nous avons déjà perdu que trop de temps lors de notre traversée à Ataleya

    Après quelques heures supplémentaires, le crépuscule se révèle et embrase les eaux de la mer pour laisser place à l'obscurité et la venue des étoiles. Quel spectacle absolument prodigieux ! Unique !

    Lors de notre veillée, Maria et moi tenons une conversations des plus particulières. En apercevant son crucifix en or, je ne peux m'empêcher de lui demander d'où il provient et elle m'explique que c'est sa marraine qui lui a offert pour sa communion puisa joute que c'était alors as dernière bonne journée avant que son cancer du sein n'ait raison de son état et qu'elle n'en meure. Maria m'expose ensuite qu'elle refuse une telle mort et préfère se jeter dans le vide plutôt que d'agoniser dans la douleur dans un lit d'hôpital. Nous avons eu un débat d'idées. Pour ma part, je ne peux accepter l'idée de me tuer. Je veux vivre aussi longtemps que mes capacités me permettent.

    Quand je songe à mon état actuel, à mon accident, c'est vraiment étrange. Après tout, ce qui s'est passé ce jour-là, c'était un suicide. Je me suis jeté de mon plein gré devant cette voiture en sachant que j'allais en mourir. Je le savais. Mais je ne voulais pas mourir. Je voulais vivre encore et encore ! C'était mon désir le plus cher. Mais malgré ce souhait, je souhaitais la sauver. Je ne pouvais vivre sans elle. C'était un sacrifice, pas un suicide.

    Tous les gens qui me parlent de l'accident disent que j'étais courageux. Il n'y a aucune bravoure à accepter de mourir puisque la mort est la fin de l'histoire. Pour moi, ce n'est que le néant. Par conséquent, seul vivre en surmontant les épreuves qui nous arrivent peut être considéré comme du courage.

    Il me semble que j'ai encore beaucoup digressé entre mes souvenirs et mes opinions. Je vais arrêter là de toute manière. Nous reprendrons dans l'article suivant avec la troisième journée de l'étape et la découverte de Ribadéo.

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~


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