• Au terme de l'épreuve subie à Orléans, j'ai rapidement quitté la ville, désireux de mettre le plus distance entre elle et moi. J'ai avancé très vite, sans prendre le temps, pour une fois, d'observer le paysage, pour m'écrouler dans les débuts de la nuit au sommet d'une colline. Da,ns l'obscurité, avec la lune pour seul éclairage, je percevais la silhouette massive du château de Chambord.

    La nuit se révéla difficile. Malgré moi, je n'arrêtais pas de songer à Sandrine, à ce qu'elle pouvait ressentir, tout en me disant que j'étais la dernière personne capable de l'aider, que je devais l'aider. Et soudain, j'ai éprouvé un désir vital : parler à ma mère. Alors, j'ai vite composé son numéro et nous avons parlé longtemps ensemble. C'était si bon d'entendre à nouveau sa voix ! Finalement, après cette conversation, j'ai su trouver le sommeil et me suis réveillé au petit matin, le cœur bien plus léger qu'au coucher.

    Debout face au château de Chambord qui n'attendait que ma visite, je me suis précipité au pas de la colline. Quelle émotion ! Quelle splendeur ! Comment pourrais-je vous résumer ou vous décrire mes visions ? Cela est impossible. Il me faudrait rédiger un véritable roman pour tout conter dans le détail. Alors, rendez-vous sur place vous-mêmes et contemplez de vos propres yeux !

    Au milieu de ma visite, j'ai fait une rencontre détonnante. Cela me surprend encore aujourd'hui. Alors que j'allais examiner la chambre du Roi, je suis tombé sur le conservateur du château qui montrait les lieux à un historien. Ce dernier se nomme Bernard Chaillot, un nouveau nom mais avec des idées intéressantes. J'avais lu quelques articles de sa plume et engagé ainsi vite la conversation avec lui.

    Une semaine au Paradis

    C'était un entretien passionnant, d'égal à égal, qui s'est soldé par une proposition stupéfiante : l'accompagner pendant la semaine lors de ses visites dans différents châteaux de la région pour ses recherches dans le cadre de son nouvel article. Ai-je besoin de préciser ma réponse et ma réaction ? J'ai, naturellement, sauté de joie et accepté avec le plus plaisir, ayant même du mal à faire preuve de retenue.

    Cette semaine est à l'heure actuelle la plus belle période de ma vie. Mon ami Bernard m'a permis de visiter le château de Chambord, le château de Chenonceau, le château d'Azay-le-Rideau, le château de Blois, le château d'Amboise, la cité royale de Loches, la ville de Loches, le château de Chinon, ville de Richelieu et al ville de Tours. Il m'a ouvert toutes les portes, montré les lieux secrets, appris toutes sortes d’anecdotes peu connues... Comment tout vous rapporter ? Impossible ! Il me faudrait des pages et des pages pour une seule journée !

    Laissez-moi plutôt vous dévoiler mon séjour en images :

    Tout d'abord, une carte de la région des localités visitées :

    Une semaine au Paradis

    Au premier jour, j'ai eu la chance d'apercevoir donc Chambord où j'ai fait cette merveilleuse rencontre :

    Une semaine au Paradis

    Une semaine au Paradis

    Avez-vous vu ces toits ? J'ai été au sommet de chacun d'eux !

    Une semaine au Paradis

    L'escalier à double révolution où ceux qui montent ne peuvent croiser ceux qui descendent ! Le génie de Léonard de Vinci dans sa plus grande magnificence ! J'y ai fait la course avec mon sac à dos ! Et j'ai battu Bernard !

    Au second, nous avons visité le matin le château d'Amboise puis vers la fin d'après-midi celui de Blois.

    Une semaine au Paradis

    Désolé. Ici, ma photographie a été très mal cadrée et les autres sont d'une qualité plus médiocres encore.

    Une semaine au Paradis

    Une vue imprenable sur la Loire depuis le château d'Amboise !

    Une semaine au Paradis

    Ceci, c'est l'entrée du passage souterrain qui relie le château d'Amboise à celui du Clos-Lucé par où passait François 1er pour rendre visite à Léonard de Vinci. Mais c'est interdit au public ! Donc vous n'irez, probablement, jamais ! Sauf que moi j'y suis allé ! J'ai parcouru le tunnel d'un bout à l'autre ! Et j'ai vu des choses que personne ne voit ! Et vous le verrez pas, vous !

    Dans l'après-midi, nous nous sommes rendus ensuite au château de Blois :

    Une semaine au Paradis

    Une semaine au Paradis

    Mais la journée n'est pas achevée là. Dans la soirée, Bernard m'a amené au château de Chenonceau. Je l'ai visité seul, avec lui pour guide. C'était absolument fantastique ! 

    Le troisième jour, nous nous sommes rendus à Azay-le-Rideau. Le château est très beau mais c'est son cadre qui m'a le plus séduit. C'est ici une invitation au calme et la sérénité.

    Une semaine au Paradis

    Une semaine au Paradis

    Le quatrième jour, Bernard m'a amené visiter le château, là où Jeanne d'Arc a rencontré Charles VII. J'étais si excité. un véritable gamin !

    Une semaine au Paradis

    Une semaine au Paradis

    Le jour suivant, nous avons visité Richelieu, ville entièrement fondée, sortie de terre, par le cardinal du même nom !

    Une semaine au Paradis

    L'entrée de la ville.

    Une semaine au Paradis

    La place centrale.

    Les deux jours suivants, nous avons visité respectivement la cité royale de Loche, le jardin médiéval puis différents lieux de Tours. Je suis au regret de ne pas pouvoir vous faire partager toutes mes découvertes par mes nombreux clichés mais le site qui héberge ce blog ne tolèrera plus une nouvelle photographie. Désolé !

    En tous les cas, comme vous pouvez le constater, j'ai passé la plus merveilleuse des semaines. Néanmoins, toute chose, bonne comme mauvaise, a une fin. Le 12 Juin 2015, j'ai dpu quitté mon ami Bernard Chaillot. Pendant que lui retournait à Paris, je reprenais mon voyage.

    Retrouvons-nous une prochaine fois pour la continuation de mes aventures !

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~


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  • Rompu par la fatigue, j'ai dormi longtemps. Je suis incapable d'en préciser la durée exacte. Douze heures ? Dix heures ? Je ne sais vraiment pas.

    En revanche, ce que je n'ai pu ignorer, c'est l'ouverture de la petite porte cochère de l'église et l'irruption de la dame de ménage. Quel réveil ! Elle m'a traité en criminel ! Que je voulais dérober des biens du culte ! Quelle déchéance... En moins de vingt-quatre heures, j'aurai été traité en voleur alors que je suis d'une intégrité inattaquable. Après tout, je souffre déjà d'un gros souci d'orgueil et d'une aptitude ennuyeuse qui vise à mépriser bon nombre de mes semblables, alors je vous en prie, épargnez mon honnêteté, s'il vous plaît.

    Devant cette attaque, pris en plein sursaut du réveil, je dois confesser m'être très mal comporté : j'ai agressé verbalement, avec une violence dévastatrice, cette malheureuse qui ne faisait que son travail, soucieuse de ne surtout pas s'attirer d'ennuis. C'était légitime. Je n'avais pas à m'énerver après elle et j'aurai été bien plus inspiré de conserver mon calme pour exposer ma bonne foi à cette femme. Mon oncle m'a si souvent seriné sur les dangers de la passion et de l'inutilité de la colère. pourquoi n'ai-je pas suivi ce conseil ? Probablement, car je suis un être humain et les êtres humains sont imparfaits. Ils souffrent de bon nombreux de défauts ou peuvent avoir des humeurs qui parasitent leur jugement. C'est pourquoi, nous commettons, moi comme n'importe quelle personne vivant sur cette planète, des erreurs. Mais notre force d'animal pensant est de posséder la raison capable d'analyser nos torts et d'en tirer des conclusions pour s'améliorer.

    D'ailleurs, peu à peu, ma lucidité m'ait revenue et j'ai pris conscience de l'absurdité de ma démarche. Je me suis excusée auprès de la dame en me montrant bien plus aimable. Naturellement, une gêne mutuelle est apparue entre nous. Je suis vite reparti.

    A l'extérieur, le soleil brillait haut dans le firmament et réchauffait les sols humides. Disparue, la tempête ! Envolé, le vent ! Adieu, la pluie ! Mon cher ami était de retour !

    Le cœur en joie, je me suis mis en route pour découvrir toutes les merveilles qu'Orléans avait à offrir. J'ai traversé un quartier entier en m'arrêtant de temps à autre lorsque que quelque chose retenait mon attention. Peu souvent, pour tout vous dire. J'ai finalement atteint le fleuve où une vue féérique sur la cathédrale m'a coupé le souffle.

    Orléans, ville sainte des pêchés

    Ais-je réellement besoin de vous révéler le nom du fleuve devant lequel je me tenais ? Par pitié, faites que le niveau scolaire de notre pays ne soit pas tombé si bas au point ne même plus savoir un élément aussi basique !

    Alors que j'admirais, béat, le cadre magnifique et m'en imprégnais les pupilles pour en graver l'image à jamais dans ma mémoire, des cris ont soudain retenti à mes oreilles. Mon regard s'est baissé vers le quai pour distinguer de jeunes gens qui semblaient avoir mon âge. Une fille se tenait en retrait, paniquée, et observait avec anxiété deux garçons qui se chamaillaient au bord de l'eau glissant.

    Devant le danger qui menaçait, je suis intervenu. De manière, très peu conventionnelle, il me fait bien le reconnaitre. J'ai sauté du muret qui me servait de mon poste observatoire pour les interpeller en me faisant passer pour un Archange protecteur tout en les humiliant.C'était.... C'était vraiment stupide de ma part. Les garçons et moi-même nous sommes querellés. Je les prenais de haut, m'amusant, comme le pauvre imbécile que j'étais alors, de leur faiblesse intellectuelle. Ils ont fini par se retirer, laissant la fille seule.

    Je présume que toute faute doit se payer un jour ou l'autre. De part mon orgueil et ma condescendance, les miennes se sont accumulées et Orléans s'est manifestement résolue qu'il était désormais temps de m'acquitter de ma dette.

    Alors que j'engageais la conversation avec la fille qui me révéla se nommer Sandrine, rien ne se passait dans mon esprit. Tout au plus, j'imaginais que celle-ci serait susceptible de me montrer les meilleurs sites de la ville. Milladious ! Si je savais à l'époque ce qui m'attendait... En me replongeant dans ces souvenirs, je me dégoûte moi-même. J'aimerais réaliser une ellipse et ne pas aborder le sujet mais ce serait agir en lâche. Et je n'en suis pas un ! Alors je vais avouer et vous livrer mon secret le plus honteux.

    Brusquement, contre toute attente, Sandrine m'a sauté dessus. Ses bras se sont pendus à mon cou et elle m'a embrassé. Sur la bouche. Pas une petite bise à la joue. Non ! Je... J'étais stupéfait, tétanisé. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Elle m'a ensuite touché le torse. Aurait-elle pu m'enlever ma chemise en pleine rue ? J'espère bien que non ! En tous les cas, j'ai fini par m'arracher à ma stupéfaction pour la repousser de manière plutôt violente : elle en est tombée au sol, renversée sur le pavé. Je ne m'en excuserai pas. Sandrine m'a agressé. Je suis une victime. Je n'ai fait que me défendre. C'est elle qui me doit des excuses pour son comportement inadmissible.

    A présent, je souhaiterai mettre mon récit en pause et développer un point de vue tout à fait personnel : au nom de quoi a t-il été décrété que tout homme ne pensait qu'au sexe et que celui-ci se sentait obligé de prendre une fille dès que celle-ci se présentait à lui ? Car, non, un homme peut parfaitement discuter avec une fille, sans la moindre arrière-pensée, et s'en porter très bien ! En tous les cas, MOI, je le vis très bien ! Alors, enlevez-vous désormais ces idées de la tête ! Personnellement, je ne suis pas attiré par une fille qui va retirer sa culotte dans un bar pour me la montrer avec impudence. Elle ne me donnera aucune envie de coucher avec elle et je passerai vite mon chemin. Au contraire, une fille avec laquelle je discute en passant un bon moment, cela pourrait éventuellement devenir excitante.

    Parfait ! Le message est-il entré dans vos esprits ? Je l'espère. Pour le salut de notre société, je l'espère du plus profond de mon cœur. Cessons donc de digresser et reprenons le récit :

    En se relevant, Sandrine était furieuse. On aurait pu imaginer de la confusion. Mais non ! Elle s'est plantée devant et, brusquement, de manière totalement incompréhensible m'a ordonné de lui faire tout de suite l'amour. C'est... C'était un moment affreusement gênant. J'ai tenté de protester. En vain. Elle m'a expliqué ensuite mentir sans arrêt à ses copines, au lycée, en prétendant mener une vie sexuelle elle aussi. Elle souhaitait cependant cesser cela et désirait coucher avec un garçon le plus tôt possible pour passer une année de terminale excellente. C'est une décision somme toute logique. Milladious ! Elle mériterait des claques... Alors que je refusais toujours, Sandrine m'a mis au pied du mur : ou je couchais avec elle ou elle partait dans un bar trouver un homme qui la dépucellerait enfin.

    Quel ultimatum !

    A ma place, qu'auriez-vous fait ? J'ai beaucoup réfléchi et hésité mais je me suis résolu à accepter. Imaginer une fille aussi naïve pénétrer dans un bar qui serait certainement louche, c'était l'envoyer au casse-pipe. Elle aurait été au devant des pires ennuis. Je ne ne pouvais la laisser. Je ne le pouvais, quitte à me perdre moi-même.

    Alors, malgré mes entrailles nouées, je l'ai suivi jusqu'à chez elle. Ses parents étaient partis en voyage quinze jours, la laissant toute seule. Confier sa maison à une adolescente de dix-sept ans.... Je suppose que vous imaginez bien dans quel état j'ai découvert les lieux ? On y faisait apparemment la fête chaque soir. De la nourriture, des papiers et des emballages de préservatifs trainaient n'importe où et dans chaque pièce. La vie sociale de Sandrine à cette époque-là semble avoir été plus fournie que sa vie sexuelle.

    A peine arrivés, Sandrine se tourne vers moi et exige de passer tout de suit à l'acte. Je réplique vouloir prendre une douche. Celle-là a la mérite d'être chaude par rapport à celle que j'ai reçu la veille. Lorsque je rejoins sa chambre, très mal à l'aise, je trouve la jeune fille entièrement nue, étendue sur le lit, offerte. Cette vision m'a tout de suite rebuté. Je n'avais pas la moindre envie d'elle. Mais Sandrine a insisté. Elle s'énervait de plus en plus, répétait ses menaces... J'ai cédé. Je n'ai même pas pu lui faire de préliminaires. Elle m'a sommé de la pénétrer sans attendre, ne voulant entendre aucun de mes arguments. Et... Et je l'ai fait.

    C'était un moment affreusement horrible. Je me sens horrible d'avoir pris la virginité d'une jeune fille dans des conditions aussi atroces. J'aurai dû trouver une meilleure solution... J'aurai VRAIMENT dû ! Mais j'étais perdu dans la panique, le stress... Je ne savais plus penser. La prochaine fois que quelque chose comme cela se produit, j'espère avoir une bien meilleure réaction mais je souhaite qu'une telle situation ne se reproduise jamais.

    Que s'est-il passé ensuite après l'acte ? Un moment tout aussi horrible. Sandrine s'est prostrée sur elle-même en s'enroulant dans un drap. Elle pleurait. J'ai voulu la réconforter, essayer de lui faire comprendre qu'elle ne m'avait pas laissé" le choix. C'était un mensonge. Après tout, le choix, on l'a toujours. Je n'étais pas obligé de l'enculer ! Je n'avais pas un pistolet sur la tempe ! Mais je l'ai quand même fait... Je suis aussi responsable qu'elle.

    Sandrine s'est ensuite levée et a fui la chambre. Moi, j'ai souhaité rapidement partir, quitter la maison, quitter la ville. Je ne désirais qu'une seule chose : mettre le plus de distance possible entre cette histoire et moi. Néanmoins, avant de m'en aller, ma conscience a tenu à ne pas abandonner totalement Sandrine. J'ai cherché dans son téléphone quelqu'un à contacté. J'ai déniché sa marraine qui l’appelait chaque jour et lui ait envoyé un message pour lui demander de venir la voir en urgence. Et alors, juste après, j'ai fui.

    Après cette confession, je suppose que vous me jugerez détestable, méprisable, infréquentable... Je le comprends aisément. Ce que j'ai fait ce jour-là est horrible et rien ne pourra m'en laver. Je dois accepter ce fardeau et vivre avec. C'est l'unique chose que je peux faire.

    Voilà.

    Me voici à la toute fin de mon récit qui concerne Orléans et je vais m'arrêter ici. Me souvenir de cette journée et la relater m'a épuisé moralement. Je poursuivrai plus tard.

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~ 

     


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  • Grâce aux bons soins de l'abbé Lagneau, j'étais parfaitement restauré et prêt à reprendre la route. Certes, mon corps, au réveil, a ressenti des courbatures très violentes à l'emplacement de chacun de mes muscles. Pour tout vous dire, je n'ai jamais aussi bien compris l’anatomie humaine que durant mon voyage ! Mais les douleurs et les souffrances existent pour être surmonter !

    De cette manière, avec le colis de nourriture dans le fond de mon sac, je suis reparti. Très vite, j'ai quitté Chartres pour m'arrêter en rase campagne et consulter ma carte. Grâce à ses indications et les aiguilles de ma boussole, j'ai tracé mon chemin vers Orléans. Mon esprit s'est soudain rebellé en constatant que je longerai beaucoup de départementales. Je brulais de m'écarter de la civilisation, de me retrouver seul en pleine nature, livré à mes propres moyens, ne devant compter que sur moi-même pour survivre. Quel défi incroyablement stimulant !

    Les dangers de l'excitation

    Tout excité, comme un enfant au matin de Noël, j'ai abandonné  sans la moindre inquiétude les routes goudronnées rassurantes pour m'égarer dans les terres désertes. J'étais libre ! J'étais l'oiseau qui volait haut le ciel et se posait là où il le voulait ! Quel bonheur !

    Pendant deux jours, je me suis aventuré dans les champs et les pâturages. Dissimulé par les hautes tiges du blé ou du colza, je m’imaginais être un aventurier perdu au milieu d'une quelconque jungle africaine, traqué par des éventuels bêtes sauvages qui m'observaient, tapies dans l'obscurité, guettant le bon moment pour me sauter dessus.

    Ah ! Je me sens soudainement idiot en racontant ces pensées qui m'amusaient un an plus tôt. J'étais encore un enfant immature, incapable d'appréhender entièrement les réalités qui l'entourent. J'étais un enfant, oui. Un jeune faon insouciant qui gambadait librement sans se soucier des risques. On appelle cela devenir adulte. Mais c'est très étrange. Cela s'est passé exactement douze mois mais ce garçon que je vois dans ma mémoire, j'ai la sensation nette que celui-ci est mort depuis bien plus longtemps. Le temps et l'esprit sont des concepts bien mystérieux qui échappent à notre logique.

    Les dangers de l'excitation

    Après toutes ces aventures en pleine nature à rire de tout et rien, à m'émerveiller des animaux ou à contempler le paysage, j'ai fait une pause dans un pré dans lequel paissaient des vaches. Une surprise m'y attendait. Le propriétaire est apparu et m'a accusé d'être un voleur qui rôderait autour de sa ferme et de ses bêtes. Ce n'était pas du tout une sensation plaisante ! Malgré mon appréhension, il m'a semblé le persuader de ma bonne foi. Il m'a alors appris que je me trouvais près de la commune de Sougy, soit à plus de trente kilomètres d'Orléans ! Moi qui croyait être tout proche de ma future étape... Quelle formidable désillusion !

    De cette leçon, j'en ait retiré les dangers de l'excitation et de trop vivre dans le présent au point de se laisser détourner de ses objectifs. A partir de là, je me suis résolue à demeurer non loin des routes afin d'y apercevoir de précieux panneaux indicateurs pour me renseigner si je me trouve bien sur le bon chemin.

    A ma surprise, le propriétaire a décidé de m'accompagner en voiture, expliquant qu'il avait une course à accomplir dans la ville de Chevilly. Il a ainsi proposé de me rapprocher d'Orléans. J'ai hésité. Cela contrariait mes plans de me débrouiller en parfaite autonomie. D'un autre côté, j'étais si loin de mon objectif et mes vivres avaient beaucoup diminué. Aurais-je su l'atteindre avant de me retrouver dépourvu de toute nourriture ? La décision ne fut pas aisée à prendre mais je me suis résolu à m'asseoir sur mon orgueil pour m'installer dans le véhicule. Je me sentais aussi souillé que Lancelot dans sa charrette. Et encore ! Lui pouvait se réconforter qu'il allait au secours de sa dulcinée ! Mais moi, rien ne pouvait sauver mon pauvre orgueil. Or, vous qui suivez ce blog, à son titre prétentieux et à mon pseudonyme glorieux, je devais avoir une petite idée à quel point celui-ci est puissant chez moi. Vous imaginez donc bien le conflit dans lequel mon âme se dépêtrait !

    Le trajet s'avéra affreusement long et ennuyeux. L'homme ne parla jamais. Il ne mit même pas l'autoradio qui aurait apporté une note plus agréable à l'ambiance lourde qui pesait dans l'habitacle. Finalement, devant le panneau de Chevilly, il m'a débarqué de manière très rude. Pour lui, je n'étais qu'un voleur qui le essayait de le baratiner. Or, comme alerter la police l'embarrassait puisque celle-ci ne m'arrêterait pas tant que je n'aurais pas commis un délit, il a préféré m'éloigner un maximum de sa ferme.

    Un an plus tard, ses accusations me font toujours autant souffrir que celles-ci me plongent dans la plus profonde des indignations. Moi, un voleur ? Non ! J'ai, certes, de nombreux défauts mais je suis honnête homme. Jamais, au grand jamais, je ne m'abaisserai à dérober le bien d'une personne. Mais je comprends un peu les sentiments de ce propriétaire. Il essayait simplement de protéger son domaine. C'est un sentiment humain. Par ailleurs, il l'a fait avec beaucoup d'intelligence et sans violence. Par conséquent, même si mon honneur a été fortement bafoué dans cette histoire, je ne lui en tiendrai pas rigueur.

    Désormais seul sur une départementale très fréquentée, j'ai traversé la petite agglomération de Chevilly et découvert des panneaux à la sortie. L'un d'eux indiquait la direction d'Orléans mais également que vingt-six kilomètres m'en séparaient encore.

    Je vous présente la carte de cette partie de la France : La Beauce !

    Les dangers de l'excitation

    Les plus cultivés d'entre vous reconnaitront des noms familiers s'ils ont lu la Terre, un des innombrables romans d’Émile Zola.

    Armé de mon courage, j'ai poursuivi mon chemin et la pluie m'a surpris. Il n'y avait rien pour m'abriter. Ni grange ni abribus ni une petite cabane. Rien. La Beauce est un immense désert où l'on peut éprouver toute l'étendue du sentiment de solitude sorti des villes ! Je n'ai toujours pas abandonné. J'ai sorti une veste et un chandail de mon sac pour très vite les enfiler puis je suis reparti.

    Les dangers de l'excitation

    Les éléments continuaient à se déchainer. C'était une véritable tempête. Le vent soufflait en rafales, le froid s'infiltrait au travers de mes vêtements, la pluie me battait le visage, les véhicules qui roulaient sur la chaussée m'envoyaient sans cesse de l'eau.... C'était digne des épreuves de Dante ! Mais je n'ai pas cédé. Je me raccrochais à l'espoir de de vaincre cette difficulté et d'arriver à Orléans. Je considérais la cité de Jeanne comme d'un port salutaire.

    Alors que la nuit était tombée, la pluie, elle, tombait toujours. Brusquement, la lumière m'est apparue. Orléans m'apparaissait ! De ses belles lueurs salutaires, elle fendait la noirceur des ténèbres qui m'environnaient et me montraient la direction. J'ai couru. Précipitamment. Je suis finalement entré la tête haute, fier de mon exploit.

    Cependant, en me souvenant des épreuves qu'Orléans m'a imposé, je pense que cette ville me hait. Pendant des heures, j'ai tourné partout pour chercher un abri qui me protégerait de la pluie qui continuait de tomber et me permettrait ainsi de me reposer en sécurité. En vain. Chaque bâtiment, chaque cour, était soigneusement verrouillé.

    Par miracle, j'ai découvert une église dont la porte avait oublié d'être fermé. Incroyable ! Moi, l'athée, j'ai pu trouver refuge dans la maison d'un Dieu dont mon cynisme ne cesse de l'attaquer ! Est-ce le simple hasard ? Ou celui-ci a t-il tenté de montrer son Amour ? Je ne suis toujours pas convaincu et m'en remet à la première hypothèse. Je suppose que cela ne changera jamais. Après tout, même ayant subi cet accident qui me conduit à la réclusion dans laquelle je suis en ce moment maintenu qui aurait pu m'être fatal, je persiste à refuser d'y voir un signe de Dieu.

    Hum... Je me demande ce que ma copine en pensera lorsqu'elle lira ces lignes. Ah ! J'ai hâte qu'elle le fasse !

    En tous les cas, je me trouvais bien confortablement réfugié dans cette église qui m'abritait du vent froid et de la pluie glaciale. J'ai utilisé les cierges pour me réchauffer avant de me changer et de mettre sécher mes vêtements sur un banc. Je me suis endormi, pelotonné dans ma couverture, après avoir mangé un bon morceau revigorant. La journée avait été si longue et éreintante !

    Interrompons donc ce récit ici ! La prochaine, je vous conterai mes mésaventures au sein de la ville de celle qu'on nommait la Pucelle ! 

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~

     


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  • Après cette agréable escale au sein du merveilleux site de Rambouillet, j'ai repris la route.

    En abandonnant les sentiers forestiers, mes pas ont alors foulé l'herbe fraîche ornant le bas-côté. Sur la chaussée roulaient assez vite de nombreux véhicules. Camions de marchandises, automobiles... J'en passe ! J'avançais loin d'elle, protégé par la présence d'un fossé.

    A cette époque, mon organisme manquait de résistance. Il s'épuisait vite. Je me souviens de ces fréquentes pauses que je devais m'accorder, assis au pied d'un arbre ou d'un simple panneau, à attendre de récupérer des forces. J'en profitais alors pour jeter un œil à mon itinéraire en vérifiant sur ma carte que je me trompais pas de chemin. Ah oui ! Petit détail pour les incorrigibles qui ne savent plus sortir de chez eux sans utiliser une application GPS : j'ai voyagé pendant trois mois en me servant uniquement d'une carte et d'une boussole et m'en suis très bien passé. Par conséquent, nous pouvons très bien vivre sans cet outil qui va finir par réduire la taille de votre cerveau. La technologie peut s'avérer très utile mais elle ne doit jamais remplacer nos facultés. Réfléchissez-y ! Ainsi, la prochaine fois que vous vous déplacerez pour un lieu inconnu, essayez de tracer votre propre itinéraire. Et si vous faites des erreurs ? Tant pis ! C'est la manière dont on apprend !

    Finalement, tout en mangeant des biscuits en buvant de l'eau tout au long du trajet, je suis parvenu à Chartres vers la fin de l'après-midi. Si je me rappelle bien, il devait être seize. Ou peut-être dix-huit. Je n'arrive pas à m'en souvenir avec certitude. La ville m'a paru agréable, quelque peu bruyante à cause de la circulation mais que ce ne soit insupportable. Par ailleurs, à cet instant, mon regard a capté un signe auquel mon esprit n'a su se dérober.

    Chartres

    La cathédrale m'a appelé et je suis venu à elle. C'est un édifice splendide, lumineux et impressionnant à en couper le souffle. Je me souviens du vertige qui m'a envahi lorsque je la visitais. Je me sentais comme ivre même si la comparaison est difficile à vérifier puisque je n'ai jamais touché à une seule goutte d'alcool. Cependant, rien qu'en repensant à ce moment, de légers frissons secouent ma peau et mon cœur bat plus fort.

    Chartres

    Ah ! Quelle visite prodigieuse ! Émouvante ! Sensationnelle ! Laissez-moi vous conter quelques menues informatiques historiques. Les premières pierres de l'édifice ont été posées en l'an de grâce 1145 et les dernières en 1220. Cela nous donne une période de construction très courte : approximativement soixante-dix ans. A l’échelon de l'Histoire, cela représente une minuscule seconde. Songez à la grandeur du bâtiment, aux détails incroyables, et aux moyens rudimentaires des ouvriers ! C'est une véritable prouesse ! 

    Une anecdote cocasse sur la cathédrale : Comme vous le saviez, naturellement, chaque Roi et Reine de France s'est fait sacrer à Reims là où Clovis a reçu son baptême. Un seul a dérogé à la tradition : le bon Roi Henri IV. Vous souvenez-vous de lui ? C'est celui auquel on rattache le panache blanc et de la poule au pot ! Un plat délicieux que je vous recommande vivement si vous n'en avez jamais goûté. Revenons cependant à l'histoire et excusez, une fois encore, ma prédilection aux digressions.

    A cette époque qui a vu naître Henri IV, nous sommes en pleine guerre de religion. D'ailleurs, l'événement le plus sanglant, que l'on nomme la Saint-Barthélemy, eut lieu quatre jours après son mariage avec la princesse Marguerite de Valois, sœur du roi actuellement sur le trône : Henri III. Vous renseigner sur cette période fascinante serait un plaisir mais produirait un effet trop exhaustif et nous éloignerait de la raison d'être de ce blog. Par conséquent, rappelez-vous de mon fameux conseil : les livres sont vos précieux amis qui auront toujours la réponses à n'importe quelle question que vous poserez.

    Ainsi, une guerre civile effroyable ravage notre pays et les différentes ligues se combattent pour imposer la domination de leur culte. Ah ! Que de batailles pour un Dieu que l'on dit incarner l'Amour et la Bonté ! Que de mots absurdes en son nom ! Les terroristes qui sévissent à l'heure actuelle ne sont que les héritiers des fanatiques d'hier. Ainsi soit-il ! L'Homme étant l'Homme, refusant d'apprendre de ses erreurs, cela n'évoluera jamais et l'Histoire se répètera inlassablement. Le constat est triste mais réaliste.

    En 1589, le roi Henri III meurt, assassiné par le tristement célèbre moine Clément, sans enfant. Le trône échoit à son cousin germain, époux de sa cadette : Henri IV. Néanmoins, du fait des guerres civiles, le monarque ne peut se faire couronner à Reims qui se trouve dans les territoires de ligues ennemies. Il sera donc sacré dans cette cathédrale de Reims qui peut ainsi se glorifier d'avoir ravi cet honneur à sa consœur.

    Le lieu rengorge bien sur d'autres informations tout aussi intéressantes mais je je peux tout citer ici. Ce serait bien trop long ! Mon objectif est de vous ouvrir les portes ! A présent, trouvez la motivation pour vous engager sur ce chemin et enrichir vos connaissances.

     

    Alors que je me tenais sur le parvis, j'ai eu la chance de rencontrer un curé qui a accepté de m'ouvrir les portes et m'a même servi de guide. J'ai pu visiter l'entière cathédrale sous sa houlette et ses explications Un pur plaisir ! Je ne remercierai jamais ce saint homme qui mérite d'être admis au Paradis si ce lieu mythique existe.

    Chartres

    Monsieur Bertrand Lagneau est véritablement un homme d'église qui réconcilie avec la religion l'athée fondamentalement convaincu que je suis. C'est un homme d'une intelligence rare, d'une générosité sans égale et d'une immense ouverture d'esprit. Nonobstant de me faire visiter la cathédrale, il m'a accueilli à sa domicile, m'a nourri et logé pour la nuit. Nous avons discuté de longues heures et sa conversation fut un régal.

    Si vous lisez ces lignes, M. Lagneau, je vous remercie sincèrement, du plus profond de mon cœur, pour tout ce que vous avez pu accomplir pour moi. Merci.

    Après cette soirée excellente passée ensemble et une bonne nuit de sommeil, j'ai repris ma route pour diriger mes pas vers ma prochaine étape. Avant de me laisser partir, M. Lagneau a tenu à faire la preuve une nouvelle fois de sa générosité en m'offrant un colis de nourriture qui m'ont été fort utile. Je lui en exprime ma gratitude éternelle et me considère comme son débiteur.

    Me voici hors de Chartres. Je vais donc vous laisser là pour conter plus tard la suite de cette histoire.

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~ 


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  • Après la visite rendue auprès de ma mère, je me suis dépêché de quitter Paris, pressé de quitter la civilisation et de me perdre enfin dans la nature. Sur le chemin, je suis passé devant le château de Versailles sans y prêter une réelle attention. C'est naturellement un site magnifique mais j'en connais déjà les moindres recoins. Il n'a donc pas su retenir mon attention. A ce moment-là, mon esprit ne songeait qu'aux nouvelles découvertes que le voyage me procurerait.

    Finalement, à la suite d'une longue traversée de la capitale, aussi embouteillée et bruyante qu'à l'accoutumée, je suis parvenu à m'extraire d'un des désagréments les plus énervants de notre civilisation. Je reprenais la route. Seul.

    Avançant le long de départementales, de nombreux véhicules circulaient près de moi. Quelques un me frôlaient. Sur leur passage, je sentais l'air se déplacer en masse et m'attirer. Mais j'en avais à peine conscience. Je me tenais loin de la chaussée, marchant dans l'herbe fraîche, qui conservait des traces d'une pluie toute récente, et me savais en sécurité. Mon attention préférait alors contempler le paysage tout autour de moi. J'admirais les arbres, les constructions, les maisons... De temps à autre, je traversais de petites communes. Elles étaient si minuscules que l'on nomme villages. Pas une âme ne semblait y vivre. La solitude m'envahissait, me dominait. J'étais bien. 

    Puis, dans le milieu de l'après-midi, j'ai découvert un havre de paix. Jamais, je n'aurais soupçonné un pareil trésor de verdure se dissimulait aux portes de Paris. Et pourtant ! Pourtant, il s'agit d'un superbe écrin forestier que la Nature a elle-même sculpté, légèrement aidé, de temps à autre, par la main de L'homme. Cet endroit, mesdames, messieurs, se nomme la forêt de Rambouillet.

    La forêt de Rambouillet

    Constatez donc cette faible distance entre ce lieu magique et Paris ? Étonnant, n'est-ce pas, de se rendre compte qu'un lieu aussi paisible co-existe si près de notre bruyante capitale ?

    Naturellement, de part mon érudition, je connaissais les lieux. Après tout, c'est un site important qui a vu passer à peu près toutes les têtes couronnées de France pour devenir plus tard le terrain de chasse des hommes politiques lors des deux derniers siècles qui viennent de s'écouler. Néanmoins, il existe une différence fondamentale entre découvrir les lieux par le truchement de livres et les contempler de ses propres yeux.

    Plusieurs heures durant, j'ai exploré la forêt, observant dans toutes les directions, les sens en alerte. Mon esprit, lui, voyageait également et s'imaginait apercevoir Louis XIV, juché sur une jument magnifique, sautant par dessus un gros fourré, précédant de peu la princesse Palatine, occupé à poursuivre une harde de jeunes cerfs.

    Des visions comme celle-ci, j'en ai en ai des dizaines. Tout au long de ma progression, je n'ai cessé de songer à mes nombreuses lectures et de replacer en ces beaux lieux magiques tous ces personnages découverts au fil de pages blanches noircies par l'encre qui peuplent ma mémoire dans un site qui ressemble encore à celui qu'ils ont u connaitre. En toute sincérité, l'émotion que j'ai ressenti à ce moment-là était véritablement la plus magique de toutes.

    La forêt de Rambouillet

    Cette photographie est une série de rochers que j'ai moi-même escaladé, à mains nues, avec mon lourd sac vissé sur le dos, afin de poursuivre ma découverte des lieux. L'homme que vous apercevez au sommet est un ornithologue. J'ai voulu engager la conversation avec lui mais il m'a joliment écarté, décrétant d'un ton ton rugueux souhaiter rester seul. Je l'ai donc laissé et suis reparti.

    Au fait, savez-vous ce qu'est un ornithologue ? Il s'agit d'une personne qui étudie les oiseaux. Elle part à travers la nature et observe leur vol. Je vous explique cela naturellement de manière très simplifiée. Si le sujet vous intéresse, n'oubliez pas de courir à la bibliothèque interroger vos amis les livres. Ils vous attendent avec impatience, prêts à réponses à n'importe laquelle de vos questions !

    La forêt de Rambouillet

    Après le passage des rochers, j'ai continué à m'enfoncer dans la forêt jusqu'à découvrir ce lac perdu au milieu d'un océan d'une verdure paisible. Tout ici appelle au calme, à la la sérénité. C'est tout simplement magnifique !

    Apaisé par cette douce vision, je suis monté à un arbre et je suis resté des heures jusqu'au crépuscule. J'ai observé les lieux, sous le charme du sortilège de Mère Nature, et j'ai pu découvrir toutes sortes d’animaux : des cygnes ou des canards voguant tranquillement sur les eaux du lac, plusieurs sangliers ramassant des glands, des écureuils roux courir le long des branches, un cerf solitaire marcher d'un pas fier pour aller boire, une biche jouant avec son toute jeune faon... C'était absolument magnifique ! J'ai même aperçu un Wallaby :

    La forêt de Rambouillet

    A présent, laissez-moi vous confier mon désappointement en découvrant ce petit animal que je ne connaissais absolument pas. Je l'ai vite photographié et appris plus tard, grâce au fruit de mes recherches, son nom. Le Wallaby est originaire d'Australie mais s'adapte étonnamment bien au climat européen et a crée une colonie dans la forêt de Rambouillet. Quelle nouvelle incroyable  La Nature ne cessera jamais de nous surprendre !

    Néanmoins, toutes les choses, que celles-ci soient positives ou négatives, ont une fin. Le soleil s'est soudain couché entre les arbres et l'obscurité a inondé la forêt. C'était l'heure pour moi de m'endormir, bercé par les doux souvenirs que cette merveilleuse journée a gravé dans mon esprit. Mais rien ne s'achève véritablement. Quand les lumières de l'aube m'ont réveillé, voyez ce que j'ai pu apercevoir :

    La forêt de Rambouillet

    Il n'existe aucun mot pour retranscrire ma vision et les émotions ressenties à ce moment-là. J'ai seulement profité et savouré l'instant présent avec la plus grande joie qui soit, heureux d'être envie.

    Je poserai ma plume sur cette conclusion puisque mon escale dans la forêt de Rambouillet touche ici à son terme. A la suite de ce beau lever de soleil, j'ai repris la route. Mais ceci est une autre histoire... Que je vous conterai plus tard !

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis.~~


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