• Narbonne, la défaite de l'orgueil

    Après quelques heures à courir en plein milieu de la végétation, j'ai fini par m'écrouler quelque part, le corps rompu par al fatigue. A mon réveil, j'ai découvert que mon lit avait été celui d'un ruisseau à sec.

    Narbonne, la défaite de l'orgueil

    Le corps encore courbaturé par mes exploits de la veille, l'estomac vide, je me suis préparé un repas avant de repartir. La route vers Narbonne est encore longue. Il m'a fallu un peu plus de trois heures afin d'atteindre la cité natale de Charles Trenet.

    Émerveillé par les premiers bâtiments que j'apercevais, je songeais que ma visite serait magnifique et inoubliable. Je suppose que j'avais alors à moitié raison. Dans mon euphorie, j'ai alors eu l'idée de chanter en pleine rue Douce France :

    Personne n'a compris ma démarche. On m'a même accusé d'être d'un SDF cherchant à mendier auprès des touristes et violenté pour m'obliger à partir ! Quel manque d'élégance ! Quel manque d'éducation ! Une pareille attitude me choque toujours autant, même un an plus tard.

    L'esprit moins tranquille, je change de quartier, bougon, lorsque de jeunes gens me bousculent de manière très cavalière sans s'intéresser à mon sort. Etendu sur le sol, j'aperçois soudain une fillette, qui me semble n'avoir que neuf ou dix ans, courir dans ma direction, un livre sous le bras, et s'arrêter à am hauteur.

    A compter de cet instant, cette séquence sera uniquement retranscrite par le truchement du dialogue avec, parfois, quelques commentaires de ma part qui seront en gras.

     

    "Je suis navrée pour le comportement qu'ont eu mes amis. Ils peuvent être... exubérants.

     

    Moi :  "Ce n'est rien. Eh, gamine, tu penses sérieusement être capable d'aider un homme adulte à se relever ? Tu es sacrément ambitieuse !

    Ah ! Comme j'ai été stupide et méprisant de m'adresser à elle sur ce ton. Je le regrette aujourd'hui.

     

    Drapée dans sa dignité, la fillette me foudroie du regard puis me répond d'un ton condescendant qui me rappelle celui que j'ai coutume d'employer moi-même.

    "Tu ne devrais pas sous-estimer ceux qui te paraissent faibles. Si tu avais lu une certaine histoire, tu aurais alors su que Goliath sera toujours battu par David.

     

    Elle fait en même temps un pas et recouvrit le dos de sa main de toute la semelle de ma basket. Je sens mon pied être écrasé et pousse un hurlement de douleur. Elle se retire, satisfaite, et me laisse ainsi découvrir un effrayant rictus jubilatoire sur son étroit visage noir.

     

    "Je crois que tu devrais désormais te souvenir de cette leçon."

    Je me relève en me montrant un peu plus humble.

     

    Moi : "Pardon de t'avoir froissé. Tu as du cran et du culot pour une gamine.

     

    "Tu me méprises encore ? Apprécierais-tu que je te nomme le vieux qui pue le bouc ? Navrée de mon impolitesse mais je pense que ton manque de correction peut l'excuser. Je m'appelle Thérèse."

     

    Moi : "Enchantée, jeune Thérèse ! Moi, je suis un noble voyageur parcourant les routes de France et de Navarre en quête d'aventures prestigieuses. Considère que je suis une sorte de chevalier des temps modernes !"

     

    Ses yeux me toisent alors avec ennui.

    Thérèse : "Veux-tu bien arrêter de me traiter en enfant ? Cela devient agaçant et même insultant. Je suis certaine que tu n'as certainement pas guère plus de vingt ans. Quant à moi, sache que même si je n'en que treize, j'entrerai dans un mois en première S."

     

    En l'entendant, je confesse avoir eu la stupidité de rire et de me moquer d'elle.

    Moi : "Toi ? En première S ? Ne prends pas tes désirs pour tes réalités, gamine ! Ah ah ! Tu as l'air d'entrer tout juste en sixième, oui ! Néanmoins, je reconnais que tu possèdes un esprit aiguisé et admirable que bien des adultes ne peuvent se targuer d'en avoir le dixième."

     

    Thérèse ouvre la bouche, outrée, mais n'a pas le temps de répliquer. Une adolescente au teint basané la rejoint et claque sa main sur son épaule. Une queue de cheval ébène dépasse de sa casquette mise à l'envers. Elle est suivie par deux garçons blonds qui sont une copie parfaite l'un de l'autre.

     

    la fille : "C'est qui ce mec, ma vieille ? Il t'emmerde ? Dis-le et je lui casse la gueule !"

    Thérèse pousse un soupir et dit :

    "Margaux... Combien de fois t'ai-je déjà expliqué que la violence ne résolvait aucun conflit ? Par ailleurs, je me débrouillais très bien sans ton aide. Alors merci de rester en dehors de cette histoire, d'accord ?"

    Margaux : "Pffft ! Après la course, j'avais envie de faire de la boxe moi !"

     

    Je tourne la tête vers  la jeune fille pour l'interroger :

    "Tu connais cette gamine ? C'est ta cousine ou ta petite voisine ?"

    Margaux :"Hein ? Tu racontes quoi ? Thérèse, c'est ma meilleure pote depuis la sixième ! Elle est super cool ! Bon... il y a dès fois où elle se joue la coincée aussi. Genre, elle veut faire une semaine avant un devoir ! Vraiment, c'est stupide ! Mais à part ça, ma copine est super chouette et trop intelligente !

     

    "En même temps, pour toi, même ton reflet doit te paraître intelligent !"

     

    Thérèse : "Ah ah ! Lucas, c'est méchant, ça ! Allons, Margaux a quelques qualités. Elle est..."

     

    L'autre garçon prend la parole avec timidité :

    "Unique ?"

     

     

    Sa suggestion crée une hilarité générale. Même Margaux pouffe de bon cœur, manifestement indifférente au fait que l'on se moque de sa personne. Je suis leurs échanges en spectateur distant tout en comprenant que la petite Thérèse ne m'a pas menti. Ces adolescents, qui devait avoir mon âge, semblaient être tous de bons camarades de classe. J'eus envie de tenter un rapprochement. Après tout, Thérèse et moi, malgré la différence d'âge, sommes du même niveau scolaire.

     

    Moi : "Pardonnez mon impolitesse alors ! Puis-je connaître vos identités ?

     

    Margaux :  "Bien sur ! Moi, c'est Margaux. Le mec costaud, c'est Lucas et le maigrichon c'est son frère Louis. Et bien sur, tu sembles déjà connaître notre mignonne petite Thérèse ! Elle a été gentille ? Elle peut être chiante avec tous ses reproches qui sortent de sa bouche ! On dirait une adulte !"

     

    Thérèse :  "Si tu évitais de faire l'andouille toutes les cinq minutes, je n'aurais sans doute pas besoin de te sermonner sans cesse. C'était quoi alors ta dernière lubie ?

     

    Margaux :  "Ah ! Bah, j'avais réussi à voler le portable de Lucas pour le mettre au défi de m'attraper ! Et devine ! J'ai gagné ! Notre grand champion est incapable de me battre à la course ! Ah ah ! C'est qui la meilleure ? C'est qui la plus forte ?"

     

    Lucas : "D'ailleurs, ta formidable meilleure amie a même trouvé l'idée de franchir une haie menant à un terrain privé et y jeter mon téléphone dans la piscine."

     

    Thérèse :  "Margaux ! Tu n'as quand même pas fait ça !"

     

    Margaux : "Ah ah ! Mais c'était amusant ! Ça m'est venu comme ça, tu vois ! Ah ah ! Je voulais échapper à Lucas et j'ai eu l'idée d'escalader la haie ! Même que je me suis écorchée les jambes ! Ah ah ! Regarde l'état dans lequel que je suis ! Ma mère va être folle ! Ah ah ! Et puis, il y avait Lucas depuis la grille qui me criait après quand le gars de la maison a débarqué ! J'ai voulu fuir mais j'ai lâché le portable ! Ah ah ! Tu vois ? C'était pas ma faute !"

     

    Thérèse : "C'est totalement ta faute ! Mais pourquoi je me fatigue? Tu n'écoutes personne !"

    Lucas :  "En attendant, comment je vais faire sans mon téléphone ? Mon père ne voudra jamais m'en racheter un ! A moins que pour mon anniversaire... Mais c'est dans quinze jours ! C'est trop long ! Louis, prête-moi le tien !"

     

    Louis :  "Dans tes rêves, oui ! Je ne me passe pas de mon portable deux semaines pour toi ! Tu veux ma mort ou quoi ?

     

    Ce point de al conversation a réveillé mon ironie. Je peux me montrer d'une profonde stupidité, que voulez-vous ? Et le pire ? Même aujourd'hui, cette réplique, je al prononcerai encore et j'en ai aucune honte.

     

    Moi : "J'avais oublié à quel point les gens sont devenus à ce points accros à leurs merveilleux outils technologiques. Vraiment... Vous êtes stupides ! Je m'interroge sur ce que vous pourriez faire si vous deviez vous débrouiller sans. J'imagine sans difficulté que vous seriez perdus."

     

    Trois des quatre adolescents tournent la tête dans ma direction. Ils sont intrigués par ses paroles. Seule Margaux serrent les poings, devinant l'insulte qui se cachait derrière mon langage. Thérèse demeure en arrière et ne me prête aucune attention. Elle  s'éloigne même du groupe. Je le regrette. Cette fille m'intéresse Elle possède de l'esprit et un formidable sens de la répartie contrairement à ce que je considéraient comme des idiots.

     

    Moi : "Savez-vous que nous avons le même âge ? J'ai seize ans et je vais entrer dans un mois en première. Je parais plus vieux, n'est-ce pas ? C'est parce que moi, au lieu de végéter bêtement tout un été et de jouer à des jeux stupides, j'ai pris la décision de voyager pendant ces vacances. Je suis parti de chez moi. J'ai fugué. Depuis je vis seul. Sans smartphone et sans utiles. Je survis par mes propres moyens. N'est-ce pas plus intéressants que vos pathétiques amusements ?

     

    Lucas : "Tu voyages à travers la France seul et sans aucun aide ? C'est... C'est génial ! Tu es un vrai héros ! C'est..."

     

    Margaux :  "Au cas où tu n'aurais pas compris, ce mec nous prend pour de la merde ! Et toi tu lui déroules un tapis rouge ? T'as fumé quelle merde exactement ?"

     

    Lucas : "Mais il a des raisons de mal nous considérer. Après tout, nos vacances sont nulles. Alors un gars capable de fuguer et de vivre seul un été... c'est génial ! Il est comme Jamie Fraser mais en vrai ! Je n'aurais jamais cru pouvoir rencontrer une telle personne !"

    moi : "Jamie Fraser ?"

     

    Lucas : "Tu ne connais pas ? C'est le héros d'une série de livres vraiment génial ! Il combat plein d'ennemis et vit des tas d'aventures extraordinaires ! J'adorerais lui ressembler ! Il a un courage que peu de gens possèdent ! C'est..."

     

    moi :  "Ah oui. J'ai lu les premiers tomes. Les histoires sont amusantes mais cela reste un simple personnage. Tu continues toujours de croire en un héros comme si tu avais encore cinq ans ? C'est pourquoi tu ne vivras jamais aucune aventures ! La véritable existence ne commence que quand tu deviens toi en te détachant de tes modèles !"

     

    Lucas baisse le regard, incapable de soutenir mon discours. A ses côtés, son frère se referme sur lui-même et semble partager les mêmes pensées pessimistes. Seule Margaux, les poings serrés, conserve une lueur combattive dans son regard ambre. Tout au long de ses répliques, son visage exprime une profonde indignation. Elle me fait sourire. Cette petite-là allait être amusante à briser.

     

    moi :  "Naturellement, cela ne signifie pas faire des choses stupides comme voler un téléphone et le jeter dans une piscine. Des personnes accomplissant de pareilles sornettes ne sont rien d'autres que de grossiers êtres immatures. Pour de telles petites gens, je tendrai à me prononcer que leur état niveau doit être équivalent à celui d'un enfant de quatre ou cinq ans."

     

    Brusquement, Margaux s'élance dans sa direction et lève le poing pour me frapper dans l'abdomen. Mon sourire s'élargit Je bloque l'attaque de la main gauche et garde captif son poignet.

     

    moi : "Ainsi tu serais aussi primitive ? Je te définissais comme un jeune enfant mais tu apparais désormais aussi sauvage qu'une Australopithèque ! Surprenant ! Mais alors... Serais-tu leur dernière représentante encore en vie ? Quelle singulière découverte ! Je me demande si je dois prévenir un archéologue ou un musée..."

    Cette condescendance.... Je me dégoûte à me souvenir de ce moment. J'ai été absolument odieux et inexcusable.

     

    Margaux :  "Je vais te crever ! Tu..."

     

    moi :  "Allons, allons, ma jolie Margaux, ne t'agite pas tant. Tu risques de te blesser, ma toute petite fille.

    En réalité, à cette époque, j'étais un jeune jeune psychopathe. Ni plus ni moins.

     

    Brusquement, un cri ferme retentit :

     

    - Lâche-la tout de suite "

    Surpris, j'écarte la main et Margaux tombe au sol. Je me retourne et découvre une Thérèse furieuse. Les bras croisés contre sa poitrine, elle  me fusille d'un regard noir.

     

    moi :  "Je pensais que tu étais parti... Mais c'est chouette d'être revenue ! J'avais envie de parler un pu plus avec toi !"

     

    Thérèse :  "Vraiment ? Dans ce cas, tu vas être amèrement déçu car je n'éprouve aucun plaisir à discuter avec toi. Je peux même affirmer que tu es la dernière personne au monde avec laquelle j'aurais envie de passer du temps. Si je me suis retournée au lieu de partir, comme je le prévoyais, c'est parce que tu t'en ais pris à mes amis."

     

    Cette répartie est absolument brillante. Cette fille.... Elle est formidable !

    moi :  "La dernière personne au monde que tu voudrais fréquenter ? Tu y vas un peu fort, non ? Il y a sûrement de nombreux individus qui mériteraient ce titre, non ? De quel droit me le confères-tu ?"

     

    Thérèse :  "Sans nul doute, il y a certainement des gens bien pires que toi mais je n'en ai encore jamais pu faire la connaissance. J'ai cependant eu l’occasion de côtoyer de nombreuses personnes. Des jeunes, enfants, des vieillards... Mais de toutes ces rencontres, tu es le seul à te comporter de manière aussi odieuse et prétentieuse. L'orgueil et la condescendance avec lesquels tu traites ton entourage me révoltent et me donnent envie de te fuir. Je préférerai passer une journée avec le pire de mes professeurs qu'une seule heure avec toi !"

     

    moi :  "Mon orgueil ? Je serai prétentieux et odieux ? Mais de quoi parles-tu ? Je m'efforce de traiter les autres avec respect même si la majorité d'entre d'eux est d'un niveau intellectuel bien inférieur au mien. Je ne peux pas non plus changer ce que je suis. Car nous vivons dans un monde d'idiots, il faudrait s'abaisser à leur ressembler ? Ce n'est pas leur rendre service. C'est à eux de s'élever et non nous de diminuer de nos capacités !

     

    Thérèse :  "Voilà exactement le genre de discours qui te rend aussi méprisable à mes yeux. Penses-tu sincèrement tes paroles ? Tu considères donc que nous vivons entourés par les idiots et que seuls quelques élus, comme toi et apparemment moi-même, seraient habileté à les dominer ? D'une certaine manière, tu aurais raison. Je suis d'accord pour affirmer juger bon nombre de conduites stupides."

     

    Elle marque une courte pause, ses yeux noirs toujours fixés dans mes iris bleus.

     

    Thérèse :  "Néanmoins, j'estime que ce serait une erreur d'essayer de dominer cette majorité en tentant de faire valoir les droits de notre intelligence. Au contraire, si nous sommes supérieurs à eux, nous ne devons pas être orgueilleux et considérer comme un devoir de prendre soin de ceux qui nous sont inférieurs pour leur permettre de s'élever eux aussi. En échange, ils ont eux aussi beaucoup à nous offrir. Margaux est ma meilleure amie depuis cinq ans. Ce n'est pas une fille intelligente, elle a souvent des idées stupides et est une vraie tête brulée mais elle sait aussi être généreuse et quand nous sommes ensemble nous nous amusons beaucoup."

     

    Margaux :  "Thérèse...."

     

    Thérèse :  "C'est la raison pour laquelle je conçois qu'être intelligent ou stupide n'est pas un critère recevable pour juger une personne. Il est bien plus intéressant de bien s'entendre avec toutes ceux que l'on rencontre, sans jamais porter d'idées préconçues. J'ai cependant une autre raison pour te détester. Cette manière dont tu as évoqué ta décision de voyager loin de chez toi pendant l'été était la preuve manifeste d'un égo démesuré souhaitant seulement écraser les autres pour imposer son propre mérite"

     

    moi  : "Pardon ? De quoi est-ce que tu parles ? Raconter des souvenirs et des expériences de voyage permet d'instruire les gens que je rencontre. C'est une forme d'éducation. Qu'est-ce qui te dérange là-dedans "

    Thérèse :  "Margaux, toi qui sais que je me rends chaque été plusieurs semaine dans une contrée reculée du monde dans le cadre de mission humanitaire, m'as-tu déjà entendu parler de mes voyages ?"

     

    Margaux :  "Euh... Eh bien, parfois ça arrive que tu glisses un truc dans une discussion qui te rappelle quelque chose sur un coin paumé d'Afrique ou d'Asie mais sinon jamais. Même pas à moi "

     

    Thérèse :  "Comme tu peux le constater, j'ai vécu moi aussi de nombreuses expériences enrichissantes, reprit-elle en reportant son attention sur Romain. Sauf que dans mon cas, je refuse de les utiliser pour me valoriser. A part mes parents ou les gens de leur association, personne de cette société moderne ne comprendra ce que j'ai pu vivre. Ils préféreront me regarder comme une héroïne que je ne suis pas. Or, je souhaite n'être rien de plus qu'une fille ordinaire, avec ses forces et ses faiblesses"

     

    moi :  "Mais tu n'es en aucun cas une fille ordinaire."

     

    La virtuosité de son élocution et la qualité de son argumentation m'ont totalement envoûté. Mon cerveau s'en est déconnecté et ma bouche s'est mise à s'ouvrir seule.

    moi :  "Tu.... Est-ce que tu veux sortir avec moi "

     

    Et voilà ! Non seulement, j'ai démontré à quel point j'étais affreusement orgueilleux mais à cela j'ai rajouté la bêtise. Je n'ai même pas su la regarder une fois ma déclaration faite.

     

     

    Thérèse : "Est-ce que... tu me dragues ? Au beau milieu d'une discussion sans aucun rapport ? Tu n'en as donc rien à faire de l'opinion des autres ? Tout ce qui t'importe, c'est ta petite personne, c'est ça ? Eh bien, mon vieux, laisse-moi te répondre et imprime-le bien dans ta petite tête de mec prétentieux : je ne sortirai jamais avec un garçon aussi insupportable que toi ! Même si tu étais le dernier sur terre, sois bien certain que je refuserai toujours tes demandes !"

     

    Sans me laisser le temps de répliquer, toujours aussi furieuse, Thérèse se tourne vers amis :

     

    "Partons maintenant ! Laissons ce connard à la solitude qu'il mérite "

     

    Ce que j'ai pensé à ce moment-là  ? Je l'ai déjà dit : mon cerveau était incapable de fonctionner. Par la logique, le raisonnement et la rhétorique, mes propres, mon terrible orgueil a été vaincu, jeté au sol sans la moindre pitié. Cette Thérèse est définitivement la personne la plus forte qui soit, bien plus que je ne le serai jamais.

    Sur cette lourde confidence, je vous laisse. A plus tard pour découvrir comment mon orgueil misérablement battu sa fini par se redresser.

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis. ~~

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