• Détour par Ferrol

    Si vous regardez attentivement la région espagnole de la Galice sur une carte, vous remarquerez que cette étape n'a aucun sens dans ce désir qui est le mien de se rendre jusqu'à Saint-Jean de Compostelle. J'en ai bien conscience.

    Mais vous savez quoi ? La logique et et le raisonnement, parfois, que tous deux  peuvent aller trouver refuge avec les couilles du Pape ! Partir en voyage, c'est aussi prendre des risques, aller à l'aventure et explorer tout ce que notre curiosité nous pousse à voir. Et la mienne, depuis que j'ai su que Ferrol est le lieu où a été à la fois construit l'Invincible Armada et d'où elle partait, honnêtement, je ne pouvais passer à côté d'un tel site. Je souhaitais m'y rendre ! De toute mon âme !

    Notre chemin se déroule par la voie terrestre. Nous nous avançons en pleine campagne, entre forêts, prairies et vallées. Selon al carte, nous aurions dû passer près du village de A Madalena mais nous marchions sur les petits sentiers de randonnée et l'avons raté tout en ayant sans doute passé tout près.

    Détour par Ferrol

    Après toutes ces pérégrinations, nous arrivons à une ville plutôt importante. Elle se nomme Barrieros. Elle n'est pas très grande mais semble être agréable. Nous ne faisons toutefois qu'y passer.

    Détour par Ferrol

    Par la suite, nous retournons dans en pleine campagne. Depuis une des nombreuses collines gravies, sans que je ne puisse l'identifier, je prends ce cliché :

    Détour par Ferrol

    Pour terminer la journée, nous avons escaladé une montagne d'où nous avons aperçu un grand lac :

    Détour par Ferrol

    D'un pas, nous avons décidé de suivre sa direction et ainsi décidé de descendre.

    Détour par Ferrol

    Finalement, nous sommes arrivés au pied pour faire peu à peu le tour de ce beau lac.

    Détour par Ferrol

    Après l'avoir longtemps parcouru, nous nous sommes sur l'une de ses berges pour y dresser notre campement. Au lendemain matin, dès les premières de l'aube, nous repartons. Très vite, nous atteignons le petite village de Récemel que nous dépassons aussitôt. Peu après, nos regards découvrent cette forêt :

    Détour par Ferrol

    A partir de ce tronçon de la route, nous progressons plus lentement, obligés de travers un champ de pierres glissant. Il serait très gênant de se fouler une cheville ou de se casser une jambe ! Quelle triste fin pour un voyage épique !

    Au sortir triomphant de cette épreuve, nous finissons par retrouver assez vite la civilisation. Le littoral revient, accompagné par de grosses villes qui pullulent en masse de touristes. Nous en traversons plusieurs sans jamais nous arrêter. La dernière avant d'atteindre notre étape est Naron.

    Voici un des plus beaux paysages admirés là-bas :

    Détour par Ferrol

    Et finalement, nous arrivons à Ferrol dans les débuts de l'après-midi. Un site grandiose dont je tire grand plaisir à la visiter. Contemplez donc !

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Détour par Ferrol

    Néanmoins, malgré ma passion et mon enthousiasme, j'ai fini par prendre conscience que Maria ne s'amusait pas du tout. En m'ouvrant à elle, ma compagne a fini par m'avouer se sentir mal ici et appris que cette ville est celle où le général Franco est né et a passé les vingt premières années de sa vie. Je l'ignorais alors. Pour elle se trouver sur ce qu'elle désignait les terres du Franquisme était un crime grave, se sentant traîtresse à sa propre nation.

    En y réfléchissant à tête reposée, je comprends beaucoup mieux sa réaction qu'à l'époque. Franco a peu à peu cédé le pouvoir au futur roi Juan Carlos au début des années soixante-dix. Avant cela, depuis 1936, son régime a débuté dans la guerre civile. Le nom de Guernica vous évoque très certainement quelque chose ? Quarante ans.... Ce n'est qu'une goutte d'eau pour le peuple. Il ne peut pas encore oublier les douleurs du passé. Je comprends vraiment mieux ce malaise que Maria a pu ressentir même si je n'ai aucune équivalence avec moi-même.

    Néanmoins, pour l'apaiser, je lui ait assuré que nous pouvions déjà repartir, que j'avais déjà bien assez vu de la ville et que mon seul plaisir est de le partager avec elle. Maria m'a souri et nous avons quitté la ville. Notre direction ? La dernière étape : Saint-Jacques de Compostelle !

    ~~ Ambulando meus magna erit, superbia magis. ~~

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